2 ans au Kazakhstan

Ca y est, moins de deux ans après l’écriture de l’article “11 mètres cube”, voici que ces mêmes cartons s’apprêtent à faire le trajet inverse.

Notre expérience kazakhe s’achève demain et un petit bilan s’impose.

Ce que nous avons aimé :

  • Vivre à l’étranger : une expérience unique de n’avoir plus aucun repère. Nous avions fait Erasmus 6 mois chacun, mais cela n’est pas comparable à une vie “d’adulte” avec enfants à l’étranger. Cela permet de s’ouvrir au monde et nous oblige à nous dépasser et à oser. On relativise sur beaucoup de choses et notre quotidien français nous semblait des fois très facile à l’étranger, on apprend à prioriser et à minimaliser.

  • Les paysages : Mon Dieu, quel privilège de se réveiller tous les matins avec la vue sur la chaine montagneuse. Nous avons marché, marché et ouvert les yeux, tous les lundis pour moi et les week end en famille très souvent. Dans toutes les conditions : neige, soleil, très froid (jusqu’au -30°C en ce moment) et très chaud (autour des 40°C). Avec des batons, des crampons, une luge pour profiter des longues descentes hivernales, et toujours en bonne compagnie à refaire le monde à 2000 mètres d’altitude. On en a pris plein les yeux et ces images resteront gravées en nous comme un sésame.

 

  • Les voyages : au delà du Kazakhstan, nous avons eu l’opportunité de faire de super escapades d’une semaine ou de quelques jours : Dubai, Chine, Kirghizistan, Ouzbékistan, Thailande. L’avantage d’être en Asie centrale, c’est que plein de destinations sont plus facilement accessibles. C’est une richesse folle de découvrir de nouvelles cultures et cela enrichit encore davantage l’expérience. L’expatriation ouvre l’appétence des voyages et cela fait encore plus partie du “way of being an expat”.

 

  • Les rencontres : arriver à l’étranger veut souvent dire s’intégrer à une communauté internationale en plus d’un pays ou d’une langue. Cela permet de rencontrer des gens de tous horizons très facilement et, de partager beaucoup de choses, l’accès est plus facile qu’en France et qu’importe le niveau social, tu fais partie de la famille.

Les difficultés :

  • L’organisation des affaires : Ta vie est une succession de valises à faire à défaire, savoir où est rangée telle affaire ? : garde-meuble ? chez les parents ? chez la tante ? à Almaty ? Et le courrier reçu en France et à gérer de l’étranger ? Un vrai casse tête qui peut fatiguer avec l’impression de vivre en version camping quand tu es en France. Sans parler des cadeaux d’anniversaire et de Noel de petit G à caser dans une valise de 40*60 cm… que de souvenirs!

 

  • Le manque : ce n’est pas tant le côté matériel qui nous a manqué, car on se rend vite compte que quelque soit l’endroit, l’humain est fait pour s’adapter : aux conditions climatiques, à la nourriture (même si on est ravi de retrouver le confort et la diversité alimentaire française), aux loisirs… Nous, ça a été la famille et les amis le plus dur. A chaque retour tous les 6 mois, l’impression que plein de choses avait évolué sans nous (ah tu as déjà accouché mais la dernière fois que l’on s’est vu tu me l’annonçais juste..) et ce coeur qui se serre à chaque départ : Ciao, à dans 6 mois. Avec un petit bout de 1 an, cela a été une vraie torture, nous le savons, pour les grands parents entre autres.

Nous sommes ravis de cette expérience et nous sommes ravis de rentrer. Nous savions dès le départ que nous n’étions pas, comme beaucoup, prêts à vivre à l’étranger sur le long terme et à enchainer les expatriations. Nous sommes des aventuriers prudents et conscients que ce qui nous rend heureux, c’est de découvrir, mais surtout d’être proche de notre famille de sang et de coeur. On pourrait partir au bout du monde pendant 20 ans… si tout le monde nous suit, ce qui implique quelques difficultés logistiques. Nous repartirons peut être un jour, l’envie est là, mais nous souhaitons nous poser et savourer notre bonheur simplement auprès des nôtres. J’ai l’impression d’être dans une chanson de Francis Cabrel : les murs de poussière ça vous parle…. “il revait d’une ville étrangère….”, la chanson dans la tête c’est cadeau.

Bref, nous l’avons fait et nous sommes tellement heureux et fiers de cela. Petit G a vécu en “Zazastan”. Quelque soit notre parcours et nos projets futurs, nous aurons toujours, dans une partie de notre mémoire et de notre coeur ces 2 ans, hors du commun, remplis d’odeur de plov, de fruits secs et de visages kazakhs si différents qui ont fait notre quotidien : Zhanar, Arrhat, Ali, Nurgul… MERCI

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