Voyage en Ouzbékistan

Nous voici de retour de notre voyage d’une semaine en Ouzbékistan. Nous nous disions que s’il y avait un pays que nous n’aurions pas fait si nous n’étions pas partis en expatriation, c’est bien celui-ci. Et honnêtement, c’est une des plus belles découvertes de notre aventure en Asie Centrale, et c’est un sentiment partagé avec d’autres expatriés qui ont réalisé le même voyage.

Nous avions 4 étapes : Tachkent puis les trois villes cités : Khiva, Boukhara et Samarcande. Voici notre programme en détails

Jour 1 : Tachkent

Capitale de l’Ouzbékistan, il s’agit d’un passage obligé comme point de départ d’un séjour dans ce pays, de part les vols, en tous les cas d’Almaty car je crois que de France vous avez des vols directs vers Ourguentch (proche Khiva).

Nous avons trouvé cette ville assez comparable à Almaty de part l’architecture style soviétique et la langue, russe bien sûr. Apparement la vie culturelle y est très intéressante, de notre côté, nous nous sommes plutôt concentrés sur les points de la vie sociale avec, découverte du centre du plov (repas à base de riz, légumes, viande typique du pays), visite d’un bazar (comprendre marché) et flânerie dans un parc. Nous avons logé au Grande Plaza Hotel que je ne vous recommande pas, l’hôtellerie n’est vraiment pas au niveau à Tachkent, il vaut mieux prendre un bon B&B qu’un hôtel classique.

L’un des points forts de notre visite a été de récupérer de l’argent local : soum car pour avoir l’équivalent d’un dollar c’est 8000 soums, donc nous nous sommes retrouvés avec une liasse de billets assez impressionnante comme dans les films de gangsters… Pour information, il est maintenant plus facile de trouver de l’argent local, sans passer par le marché noir, car il y a eu une mise à niveau et on peut facilement en trouver au même taux de change (le plus simple étant de prendre des dollars et de se faire rembourser son premier achat en soums).

Devant the Central Asian Plov Center avec un grand kazan pour préparer le repas unique : le plov

Le bazar Tchorsou

Place Amir Timur maïdoni : départ des principales artères de la ville

Jour 2 – 3 et 4 : Khiva

Sur l’ancienne route de la soie, cette vielle cité regorge de charme et d’authenticité. Elle peut être cataloguée de ville musée, mais pour nous, c’est notre coup de coeur. Nous sommes restés 2 jours complets dans cette cité qui est calme, encore avec des ruelles en terre et pleine de charme. Les monuments, bien que moins impressionnants qu’à Boukhara ou Samarcande, ont l’avantage d’être tous proches et cela donne une vision d’ensemble incroyable. Et la vue des nombreux toits terrasses de la ville : à tomber (sens figuré bien sûr). Nous séjournions au Meros B&B que je recommande pour son côté brut et l’accueil impeccable des gérants. Pour les restaurants, deux nous ont marqués : la Terrassa pour sa vue et ses mantis au potiron et le Khorezm Art Restaurant.

Pour les 3 villes, nous avions trouvé un guide francophone, pour une demi-journée de visite pour Khiva et Samarcande, et 2 demi-journées pour Boukkhara : c’est indispensable pour ne pas s’arrêter comme moi uniquement sur la beauté des mosaïques et des portes (et j’ai voulu en ramener des exemplaires par camions entiers…). Autre info pratique, uniquement deux vols par semaine le même jour via Uzbekistan Airlines entre Ourguentch et Boukkhara : le dimanche. Encore une info, le nouveau président souhaite fortement developper le tourisme à Kiva, à voir si cela est fait de manière intelligente sans dénaturer, ou si cela devient un Eurodisney ouzbek ?

 Jour 5 et 6 : Boukhara

Il s’agit de la cité la plus ancienne d’Asie centrale avec beaucoup de subtilité dans son architecture, moins simple qu’à Khiva mais plus accessible qu’à Samarcande. Je pense que c’est la ville où l’on doit rester le plus. Nous, cela a été 2 jours complets. Nous avons pu visiter les nombreux bazars (ville idéale pour faire du shopping, tout appartient à 2 familles donc peu de différence de prix entre magasins, après il faut savoir négocier pour pimenter et diviser par 2 ou 3 le plus d’origine), la place Liab i Haouz, les nombreuses mosquées, dont celle de Kalon, et madrasas, dont Tchar Minar avec ses 4 minarets bleus typiques. L’hôtellerie y est incroyable, beaucoup sont d’anciennes madrasas (bon, vous le savez surement mais je vous le dit quand même, je suis sympa, ça veut dire une école pour la religion, les sciences ou le droit), nous étions logés au Liabi House Hotel, parfait.

La mosquée et la madrasa Kalon, beau non?

Liab-i-Haouz

Tchar Minar

Jour 7 : Samarcande

Il faut le faire évidemment, surtout si on est féru d’histoire, cette ville regorge de joyaux gigantesques. Parmi les nombreux, nous avons visité les incontournables : Registan avec ses trois madrasas, la Mosquée Bibi Khanoum, Chah-i-Zinda qui est une avenue de mausolées tous plus beaux les uns que les autres (je sais, ce sont des tombeaux, mais tu as envie d’y vivre tellement les mosaïques sont belles, oui encore le carrelage, j’arrête, promis), et le mausolée de Gour-e-Amir avec sa coupole bleue et la salle des sépultures décorée d’or.

Samarcande renferme des joyaux mais nous n’avons pas été charmés (peut être que c’était la fin du séjour aussi). Il s’agit d’une vraie ville avec des monuments assez éparpillés, donc moins de charme forcément.

Le Régistan

Chah-i-Zinda

 

Ce que nous avons aimé :

  • Le prédominance du bleu sous toutes ses nuances
  • Les couleurs du coucher du soleil dans les villes, avec cette luminosité unique sur les murs couleur miel et les mosaïques bleues
  • La préservation et l’authenticité des monuments
  • La gentillesse des ouzbeks et leur capacité à bien accueillir et à savoir parler l’anglais et pour beaucoup le français
  • La richesse du passé et de l’histoire de ce pays sur la route de la soie, entre plusieurs influences : turques, perses et arabes
  • Khiva et Boukhara

Ce que nous avons moins aimé :

  • La nourriture : grasse et redondante
  • Payer une bouteille d’eau avec 23 billets
  • Négocier sans cesse, même si c’est marrant au début
  • Samarcande : si tu es féru d’histoire, à faire, sinon peut être voire pour un treck dans une yourte près du lac Toudakoul ou les réserves proches

Nous sommes ravis d’avoir visité ce pays et nous espérons vous avoir fait un peu voyager avec nous. Ce pays est définitivement à mettre sur sa “to visit list”, même si on a plus de 20 ans et moins de 60 ans (destination à l’heure actuelle d’aventure nature entre potes ou de circuit culturel organisé)

A bientôt

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