A faire en hiver à Almaty

Ce que l’on peut dire, c’est que cette année l’hiver est long, d’octobre à mars, on a intérêt à aimer ses habits chauds et à avoir 2 paires de chaussures fourrées montantes. J’ai très hâte de porter à nouveau des habits plus légers mais, en attendant, on profite d’un vrai hiver comme jamais nous n’en avons vécu avec de la neige toutes les semaines mais aussi un soleil et un temps sec 80% du temps : ciao les microbes.

J’ai déjà partagé des photos et des instants de notre quotidien en hiver mais je souhaitais écrire plus en détails les choses à faire à Almaty par ce temps car, il faut s’occuper, l’appel de l’extérieur est moins facile par -15 degrés.

1- Marcher

Evidemment, les montagnes en hiver c’est magnifique et c’est vraiment notre activité préférée car, c’est facile d’accès et cela nécessite moins d’organisation et de temps (en 15 minutes on peut être au début d’un chemin). Avec ce qu’il y a neigé en ville, en altitude, on comptabilise 1 mètre à 1,50 mètres de neige, équipement obligatoire : crampons, guêtres (je croyais aussi que cette mode faisait partie des années 80 et n’avait pas traversé notre époque, mais en randonnée ce n’est pas un luxe et c’est pas si vilain finalement), bâtons, bonnets et gants très chauds.

Et puis, ce qui a changé les choses, c’est l’édition du guide “Hiking Book” par le réseau Women’s club dont je fais partie, des cartes, des itinéraires claires et précis, on peut s’aventurer sans problème. Et là c’est magique, on prend de la hauteur, souvent on découvre le ciel bleu, caché en ville par la pollution, et on respire, on marche, ça grimpe sacrement parfois, et on luge : activité que mon postérieur avait oublié et il me rappelle que je n’ai plus 10 ans mais tant pis, redevenir un enfant l’espace d’une descente n’a pas de prix.

Voici quelques clichés :

2- Skier

Of course… des montagnes à 3000 mètres, ça s’y prête mais attention, les équipements ne sont pas au niveau de ce que l’on connaît en France où l’on arrive à faire un domaine avec des descendounettes (comprendre petites descentes). On a testé Shymbulak, la station la plus proche avec des terrasses en plein soleil et 2 remontées, ce qu’il y existe de mieux. Il faut le dire que le domaine a l’intérêt d’avoir une grande et longue piste rouge et 2 bleues perdues en haut. Oui, on a vite fait le tour, mais sincèrement pour mon niveau c’est parfait. Attention quand même aux locaux qui se prennent pour des stars du ski mais sont de vrais dangers publics, c’est très nouveau cette discipline pour eux, et les plus équipés avec des marques de luxe sont, contrairement aux apparences, les plus dangereux : warning !

 

Autre domaine testé Ak Bulak mais là on n’a pas été emballé, l’avantage est une longue piste verte mais après c’est une piste bleue moyenne et une piste noire inaccessible avant le niveau Jeux Olympiques. En plus, les infrastructures à côté ne sont pas optimisées comme elles pourraient l’être avec les possibilités offertes par la nature.

3- Se prélasser

Ah, là je dis OUI, après l’effort le réconfort. Au Kazakhstan, des traditions fortes des bains existent, comme dans tous les pays soviétiques. Même au fin fond de la campagne, les habitants possèdent un sauna dit Bania phonétiquement pour transpirer, se détendre et parler.

A Almaty, il existe les bains Arasan qui sont séparés en 2 espaces, hommes d’un côté et femmes de l’autre, car la coutume est la nudité. On a accès à plusieurs étages avec des saunas de type différents (russes et finlandais), des hammams, une piscine ronde sous une coupole blanche, des zones de massages sur pierres chaudes, des espaces peeling et massages par des professionnels. J’ai testé le gommage intensif au café et blé, j’ai adoré, il y a même un bar… Les femmes de toutes âges viennent et c’est une véritable institution, avec des rituels d’hygiène et de détente : gants de crin, fouettage avec des feuillages secs. J’essaie d’y aller une fois par mois, c’est vraiment une activité que j’adore, ça surprend un peu au début de voir tout le monde nu avec des serviettes sur la tête et à se fouetter mais on s’y fait. Prochaine étape : tester le fouettage avec des branches, on verra.

4- Manger et se cultiver

Evidemment, en bons français, on profite de l’hiver pour trouver des excuses pour bien manger. On a donc testé pas mal de restaurants. Nos coups de coeur : cuisine géorgienne chez Manana (http://donatello.kz/manana/), restaurant chinois Turandot (https://www.tripadvisor.com/Restaurant_Review-g298251-d6203453-Reviews-Turandot-Almaty.html), cuisine moderne et chic au Ya Doma : ияДома (https://www.tripadvisor.ca/ShowUserReviews-g298251-d10298509-r459974724-D_O_M-Almaty.html).

Aussi, pour découvrir la ville, on a pris le métro tout simplement : une seule ligne assez récente. Ce moyen de transport avait été demandé au moment de l’ère soviétique mais nécessitait des travaux importants car il faut “enterrer” beaucoup les lignes du fait des risques sismiques. Chaque station a son histoire et son décor, très intéressant. Ce n’est pas aussi stupéfiant qu’à Moscou mais c’est vraiment à faire, avec un guide français c’est encore mieux.

5- Profiter des évènements locaux

Et enfin, l’intérêt d’être dans une ville de plus d’1 million d’habitants, moderne et capitale cultuelle et économique, c’est qu’il y a souvent des évènements internationaux : festivals de musique mais aussi évènements sportifs. Ainsi, on a eu la chance cette année de pouvoir participer aux Universiades qui se déroulaient à Almaty. Des étudiants du monde entier ont leurs propres jeux olympiques et ceux d’hiver ont eu lieu à Almaty avec toutes les disciplines ; saut de ski, hockey, patinage, curling… Pour un prix dérisoire (600 tenge la place soit moins de 2 euros), on a assisté à un match de hockey : Canada, Lettonie et une épreuve de saut de ski.

On a adoré, avec une organisation très professionnel, des infrastructures plutôt à la hauteur et modernes et des touristes venus en masse : une vraie effervescence pendant une semaine.

Bon, malgré tous ces bons moments, vivement le printemps quand même. Pour prendre de l’avance, on part quelques jours à Dubai : 4 heures de vol direct. Un autre avantage d’Almaty c’est sa localisation idéale pour voyager dans toute l’Asie ou de l’autre côté : Emirats, Iran, Inde… A suivre sur le blog pour des aventures plus exotiques encore cette fois !

 

Une réflexion au sujet de « A faire en hiver à Almaty »

  1. Hello Aurélie,
    Ravie d’avoir de tes nouvelles, et de belles photos.
    Ca donne envie de randonner dans la neige.
    Grosses bises à tous les 3
    MLaure D.

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